Les études
Les abuseurs utilisent objets précieux ou animaux domestiques puisqu’ils ont une valeur affective pour la victime et seront brisés, détruits, enlevés, négligés, blessés pour contrôler et léser la victime par objet interposé...
L’abus des animaux est soit physique (frapper des pieds ou des poings, brûlures, le lancer, le mettre au micro-ondes, le noyer, l’étouffer, l’empoisonner, etc.), soit sexuel (utiliser l’animal pour se gratifier sexuellement), soit la négligence (défaut de fournir les soins nécessaires tels eau, nourriture, etc.) dans le but de causer une souffrance. Le mythe voulant que les femmes aiment ça, sinon elles partiraient... en est un des plus absurdes et faux qui soient. Aucune femme, aucun enfant n’aime être abusé, maltraité. Aucun animal non plus...
La peur est la raison majeure pour laquelle les femmes restent ou reviennent vivre auprès d’un conjoint violent à leur endroit et/ou envers les enfants et les animaux. Elles ont toutes les raisons de croire que l’abuseur mettra à exécution les menaces proférées. Lorsqu’elles se résignent à quitter le foyer, les femmes laissent souvent l’animal de compagnie derrière elles puisque rarement elles ont un parent ou ami à qui le confier ; de toute façon, elles pourraient craindre pour la sécurité de ces tierces personnes si le conjoint quitté retraçait ces gens afin de récupérer l’animal. La seule autre alternative était, jusqu’ici, les refuges conventionnels tels SPA où l’animal serait contraint à ne disposer que d’une cage ou enclos réduit pour plusieurs semaines, voire des mois.
Après avoir quitté le domicile conjugal, plusieurs femmes réalisent qu’elles ont peu de moyens financiers et elles se croient condamnées à une vie de pauvreté et de misère. Il faudra du temps pour que ces femmes trouvent les solutions adaptées à leur situation et les intervenants des centres d’hébergement et de transition les y aideront. L’ AnimEscale, quant à elle, soulagera les familles du fardeau émotionnel de l’abandon et du fardeau financier de l’inquiétude face aux frais qui seraient requis pour l’hébergement de l’animal domestique pendant ladite période de transition.
Elles ressentiront ainsi un soulagement rassurant lorsqu’elles réaliseront qu’elles-mêmes sont en sécurité, tout comme leurs enfants et animaux, car cette vie dans la dignité et le respect qu’elles revendiquent leur est due, qu’elles y ont droit et que l’ AnimEscale est présente pour apporter son soutien.
Tel que le déclarait récemment la Ministre responsable de la condition féminine pour l’Île du Prince Édouard, l’Honorable Gail Shea : « La violence familiale est une réalité pour plusieurs familles, communautés et milieux de travail. Il aura fallu trois décennies d’éducation publique, la loi sur la violence familiale et le courage de bien des survivantes pour faire disparaître le mythe que ce qui se passe à l’intérieur du foyer ne regarde personne. La violence familiale est un abus de pouvoir à l’intérieur des relations familiale, de la confiance ou de la dépendance.
Cet abus prend plusieurs formes, notamment la violence psychologique, la violence émotive, la violence physique, la violence sexuelle, l’exploitation financière, la négligence, l’abandon, les atteintes aux petits animaux, la destruction des biens et l’homicide. »
Des chercheurs ont reconnu et documenté que la violence envers les animaux est à la fois une composante et un symptôme d’abus subis dans l’enfance. Par exemple, dans une étude faite en 1983, dans 60% des 53 familles au sein desquelles il a été prouvé abus et négligence envers les enfants, les animaux étaient aussi abusés.
Dans une autre étude canadienne, 56% des femmes qui avaient un animal et qui cherchaient refuge ont rapporté que leur abuseur avait menacé de blesser ou tuer leur animal, et avait exécuté la menace. Cette étude et bien d’autres encore dans le domaine de la violence domestique, montre avec consistance que le délai que mettent les femmes victimes d’abus à quitter le conjoint violent, le font souvent par crainte pour la sécurité des animaux de la famille
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La violence envers l’animal de la famille est une des façons les plus communes pour les abuseurs d’exercer leur contrôle, pouvoir et domination sur leurs victimes, femmes, enfants, personnes âgées, etc. Menacer ou blesser/violenter l’animal est utilisé à titre d’avertissement... « La prochaine fois, ce pourra être toi... »
La peur pour l’animal retient trop fréquemment les familles aux prises avec ces actes violents d’exposer, de dénoncer et de fuir leur abuseur. Tel que le rapporte le Psychologists for the Ethical Treatment of Animals, les animaux sont victimes d’actes de violence, de représailles ou objet d’intimidation dans 88% des familles au sein desquelles les enfants sont victimes eux-mêmes d’abus, de violence, de négligence. Une autre étude réalisée en 1985 auprès de criminels incarcérés pour violence conjugale, a démontré que dans 25% des cas de criminels agressifs physiquement ceux-ci ont également violenté des animaux tandis que seulement 6% de ceux non agressifs physiquement à l’endroit des autres membres de la famille avaient commis ces actes. La reconnaissance du lien entre la cruauté envers les animaux et la violence en général est maintenant incorporée dans les procédures du FBI...
En 1995, dans le rapport de la Fourth International conference on Family Violence tenue à Durham au New Hampshire, il est certifié que 71% des femmes américaines qui cherchaient refuge ont affirmé que le conjoint abuseur menaçait, blessait ou avait tué leur animal. Et plus tristement encore, ces femmes, dans une proportion de 32% ont affirmé que un ou plusieurs de leurs enfants témoins de ces sévices a ou ont aussi commis un acte de violence envers les animaux... L’agent spécial Allan Brantley du FBI a déclaré récemment : « Prendre au sérieux la cruauté envers les animaux présente l’opportunité d’intervenir plus rapidement dans les cas de violence conjugale et avec les individus violents. Nous pouvons sans contredit affirmer que la cruauté envers les animaux et la cruauté envers les humains sont étroitement liées. »
Un important dossier, The links between animal abuse and family violence, as reported by women entering shelters in Calgary communities, de Sue C. McIntosh, est particulièrement éloquent sur le sujet et nous vous invitons à le consulter :
L’Association canadienne des médecins vétérinaires, dans son communiqué de Septembre 2006 à l’intention de ses membres, a bien compris les enjeux et répercussions de la violence domestique :
Bien-être des animaux - Reconnaissant le rôle vital des vétérinaires pour la protection des animaux, l’ACMV a mis au point une nouvelle section sur la violence envers les animaux sur son site Web des membres www.veterinairesaucanada.net . Cet outil fournit des renseignements sur les façons de reconnaître et de signaler les cas de violence, la collecte de preuves et le témoignage d’expert en tant que vétérinaire.
Il est conçu afin d’aider les vétérinaires à comprendre les « liens » entre la violence envers les animaux, la violence envers les enfants et la violence domestique et à faciliter le rôle des vétérinaires pour bâtir des collectivités sécuritaires et humanitaires. L’ACMV travaille aussi activement pour faire modifier la loi en vue d’offrir l’immunité en matière de poursuite judiciaire pour les vétérinaires, comme c’est le cas pour les médecins et les autres professionnels de la santé. En Europe, ces faits sont aussi reconnus : Nous avons d’ailleurs pu constater que lors de violences au sein de la famille, ce sont souvent les animaux domestiques qui en sont les premières victimes... De par le monde entier, un mouvement de connaissance initié par les psychologues, psychiatres et autres intervenants de tous les niveaux, permet aujourd’hui de mieux comprendre la situation, mais surtout d’y apporter des solutions concrètes.
Et le Québec n’y échappe malheureusement pas. Bien entendu les sévices physiques sont plus visibles que les blessures psychologiques. Pourtant, l’isolement, les menaces, la privation et autres sont des abus insidieux et plus subtils. Trop souvent plus difficiles à comprendre, cerner et dénoncer, ces abus maintiennent les femmes et leurs enfants dans une absence totale de stabilité et dans une impuissance tant physique que psychologique. La gravité de ces abus confirme la torture que subissent les victimes qui semblent libres de s’en aller, mais qui sont en réalité prisonnières par crainte de représailles contre elles, leurs enfants, leurs animaux, leurs biens.
Dans un document soigneusement préparé et documenté par l’Unicef, nous pouvons lire que : Violence psychologique et émotionnelle: Du fait que la violence psychologique est plus difficile à saisir dans des études quantitatives, un tableau complet des niveaux de violence les plus souterrains et les plus insidieux échappe à toute quantification. Les victimes rapportent que la violence psychologique constante, à savoir vivre dans la terreur et subir des tortures émotionnelles, est souvent plus insupportable que les brutalités physiques, et crée un état de tension mentale.
Amnistie Internationale a aussi publié de récentes études et le lien pour les consulter est indiqué dans notre page Sources qui suit. Il en va de même pour Chrétiennes, la vie au féminin qui apporte réconfort et soutien aux victimes.