Cette page vous présente également des statistiques relativement à la violence domestique, la violence envers les animaux qu'elle engendre parfois, et des pistes de réflexion pour mieux comprendre la dynamique du contrôle exercé en abusant des animaux.
Introduction - Le cycle de la violence

La violence faite aux enfants, la violence familiale, la violence aux animaux... Un triste cercle infernal... Bien que la charte canadienne des droits et libertés reconnaît, à l’article 7, et accorde à tous le privilège du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne, bien des victimes d’abus physique et/ou psychologique, et principalement des femmes mais aussi des hommes, renonceront à ce droit pour ne pas abandonner derrière eux leurs enfants ou les animaux familiers de ceux-ci. La violence domestique blesse le corps, mutile l’âme et tue l’espoir pour les familles et leur animal de compagnie qu’elles affectionnent comme l’un des leurs. 
Quelques chiffres: 
 
Quand 68 % des femmes ont un revenu inférieur à 20 000$ et 19 % supérieur à 30 000$, il est aisé de parler de la grande pauvreté des femmes hébergées et de leurs enfants (et non pas des femmes victimes de violence conjugale en général). Par contre, il est notable que la pauvreté des femmes hébergées n'est pas nécessairement en chute libre. En effet, si l'on se reporte aux chiffres de 1988-89, on constate qu'il y avait seulement 1% de  femmes ayant un revenu de  plus  de 50 000$ contrairement à 6% en 2005-2006. On note aussi qu'il y avait 75% des femmes qui avaient un revenu familial en dessous de 20 000$, contrairement à 63% en 2000-2001 et 68% en 2005-2006. Toutefois, ce 20 000$ et moins n'est pas indexé et représente donc aujourd'hui une plus petite somme en lien avec le coût de la vie qui a augmenté. De plus, ce revenu est familial et nécessairement il changera après le séjour des femmes en maison, comme quoi se soustraire de la violence n'est en rien une démarche rentable financièrement. 
 
Un sondage, mené en 1998 par la Ontario SPCA, a révélé que 48 % des femmes, quittant une relation de violence, indiquent que la préoccupation quant à la sécurité de leurs animaux domestiques les avait empêchées de quitter plus tôt.
82 % des familles enquêtées pour un cas de négligence ou de violence envers les animaux étaient des familles connues auprès des organismes de services sociaux locaux comme ayant des « enfants à risque ».
71% des femmes cherchant refuge pour éviter la violence familiale ont signalé que leur partenaire avait menacé de faire du mal, avait fait du mal ou avait tué au moins un de leurs animaux domestiques...
 
Bref, la liste statistique est tristement bien longue et le lecteur qui souhaiterait en savoir davantage sur ces données pourra sans doute trouver d’autres informations sur Internet, dans les rapports des fédérations, centres et autres organismes d’aide aux familles aux prises avec de la violence familiale. N’oublions surtout pas ici les personnes âgées, qui subissent parfois des menaces envers leur petit compagnon, sévices ou séparation par exemple, si ces personnes ne se comportent pas comme souhaité par les aidants naturels... L’ AnimEscale regroupe assurément des personnes profondément sensibles au bien-être des enfants, des femmes, des aînés, bref de toute vie quelle que soit sa race, son espèce, son âge, sa condition, ses convictions, et que les victimes d'abus puissent s'exprimer ou non. Nous avons également en commun un souci sincère de la qualité de vie des animaux qui font partie de ces familles. Nous n'avions ni les capacités ni les compétences requises pour représenter d'autres groupes de victimes abusées et plusieurs organismes s’acquittent de cette tâche avec professionnalisme, intégrité et célérité. Au surplus, nous croyons que notre mission saura promouvoir le respect de tous ceux et celles qui apparaissent dans la société, comme des êtres plus faibles ou moins aptes à assurer leur défense.
 
Nos études, et bien d’autres encore qui les ont précédées et celles encore qui suivront, ont démontré, hors de tout doute, qu'il y a un lien étroit entre la violence faite aux animaux et la violence faite aux femmes et aux enfants. Nous avons colligé maintes statistiques ainsi que rapports d’études, et vous les présentons dans les pages qui suivent. Notre façon de nous opposer à de tels gestes ignobles avec conviction est de contrer tous ces actes brutaux et sadiques et donc de commencer là où l’ AnimEscale sait pouvoir être indispensable : en protégeant les animaux des familles en rétablissement, entre hier et demain.  Parce que c’est aujourd’hui qu’elles choisissent d’agir et que c’est aujourd’hui que l’ AnimEscale doit être en mesure de les soutenir. Les analyses convaincantes de récentes études en matière de violence conjugale et quelques statistiques consultées démontrent, sans le moindre doute, que le rôle de l’ AnimEscale en est un de premier plan, apportant un soutien qui jusqu’ici a fait tristement défaut.Il est avéré que la société québécoise a affirmé ne plus tolérer la violence familiale et les intervenants à vocation d’aide aux familles en difficulté savent qu’il est primordial d’apporter un soutien efficace et diligent aux personnes en proie à de la violence. Il y avait une lacune quant aux besoins de soutien de ces familles ; dorénavant, sachant qu’elles peuvent compter sur nous, elles pourront sans aucun doute quitter plus rapidement le milieu violent pour trouver refuge pour elles-mêmes et tous les membres de la famille concernés, y compris leur petit compagnon.
Les études
 
Les abuseurs utilisent objets précieux ou animaux domestiques puisqu’ils ont une valeur affective pour la victime et seront brisés, détruits, enlevés, négligés, blessés pour contrôler et léser la victime par objet interposé...
 
L’abus des animaux est soit physique (frapper des pieds ou des poings, brûlures, le lancer, le mettre au micro-ondes, le noyer, l’étouffer, l’empoisonner, etc.), soit sexuel (utiliser l’animal pour se gratifier sexuellement), soit la négligence (défaut de fournir les soins nécessaires tels eau, nourriture, etc.) dans le but de causer une souffrance. Le mythe voulant que les femmes aiment ça, sinon elles partiraient... en est un des plus absurdes et faux qui soient. Aucune femme, aucun enfant n’aime être abusé, maltraité. Aucun animal non plus... 
 
La peur est la raison majeure pour laquelle les femmes restent ou reviennent vivre auprès d’un conjoint violent à leur endroit et/ou envers les enfants et les animaux. Elles ont toutes les raisons de croire que l’abuseur mettra à exécution les menaces proférées. Lorsqu’elles se résignent à quitter le foyer, les femmes laissent souvent l’animal de compagnie derrière elles puisque rarement elles ont un parent ou ami à qui le confier ; de toute façon, elles pourraient craindre pour la sécurité de ces tierces personnes si le conjoint quitté retraçait ces gens afin de récupérer l’animal. La seule autre alternative était, jusqu’ici, les refuges conventionnels tels SPA où l’animal serait contraint à ne disposer que d’une cage ou enclos réduit pour plusieurs semaines, voire des mois.
 
Après avoir quitté le domicile conjugal, plusieurs femmes réalisent qu’elles ont peu de moyens financiers et elles se croient condamnées à une vie de pauvreté et de misère. Il faudra du temps pour que ces femmes trouvent les solutions adaptées à leur situation et les intervenants des centres d’hébergement et de transition les y aideront. L’ AnimEscale, quant à elle, soulagera les familles du fardeau émotionnel de l’abandon et du fardeau financier de l’inquiétude face aux frais qui seraient requis pour l’hébergement de l’animal domestique pendant ladite période de transition. 
 
Elles ressentiront ainsi un soulagement rassurant lorsqu’elles réaliseront qu’elles-mêmes sont en sécurité, tout comme leurs enfants et animaux, car cette vie dans la dignité et le respect qu’elles revendiquent leur est due, qu’elles y ont droit et que l’ AnimEscale est présente pour apporter son soutien. 
 
Tel que le déclarait récemment la Ministre responsable de la condition féminine pour l’Île du Prince Édouard, l’Honorable Gail Shea : « La violence familiale est une réalité pour plusieurs familles, communautés et milieux de travail.  Il aura fallu trois décennies d’éducation publique, la loi sur la violence familiale et le courage de bien des survivantes pour faire disparaître le mythe que ce qui se passe à l’intérieur du foyer ne regarde personne. La violence familiale est un abus de pouvoir à l’intérieur des relations familiale, de la confiance ou de la dépendance. 
 
Cet abus prend plusieurs formes, notamment la violence psychologique, la violence émotive, la violence physique, la violence sexuelle, l’exploitation financière, la négligence, l’abandon, les atteintes aux petits animaux, la destruction des biens et l’homicide. » 
Des chercheurs ont reconnu et documenté que la violence envers les animaux est à la fois une composante et un symptôme d’abus subis dans l’enfance.  Par exemple, dans une étude faite en 1983, dans 60% des 53 familles au sein desquelles il a été prouvé abus et négligence envers les enfants, les animaux étaient aussi abusés. 
 
Dans une autre étude canadienne, 56% des femmes qui avaient un animal et qui cherchaient refuge ont rapporté que leur abuseur avait menacé de blesser ou tuer leur animal, et avait exécuté la menace.  Cette étude et bien d’autres encore dans le domaine de la violence domestique, montre avec consistance que le délai que mettent les femmes victimes d’abus à quitter le conjoint violent, le font souvent par crainte pour la sécurité des animaux de la famille
.
La violence envers l’animal de la famille est une des façons les plus communes pour les abuseurs d’exercer leur contrôle, pouvoir et domination sur leurs victimes, femmes, enfants, personnes âgées, etc. Menacer ou blesser/violenter l’animal est utilisé à titre d’avertissement... « La prochaine fois, ce pourra être toi... »  
 
La peur pour l’animal retient trop fréquemment les familles aux prises avec ces actes violents d’exposer, de dénoncer et de fuir leur abuseur. Tel que le rapporte le Psychologists for the Ethical Treatment of Animals, les animaux sont victimes d’actes de violence, de représailles ou objet d’intimidation dans 88% des familles au sein desquelles les enfants sont victimes eux-mêmes d’abus, de violence, de négligence. Une autre étude réalisée en 1985 auprès de criminels incarcérés pour violence conjugale, a démontré que dans 25% des cas de criminels agressifs physiquement ceux-ci ont également violenté des animaux tandis que seulement 6% de ceux non agressifs physiquement à l’endroit des autres membres de la famille avaient commis ces actes. La reconnaissance du lien entre la cruauté envers les animaux et la violence en général est maintenant incorporée dans les procédures du FBI...
 
En 1995, dans le rapport de la Fourth International conference on Family Violence tenue à Durham au New Hampshire, il est certifié que 71% des femmes américaines qui cherchaient refuge ont affirmé que le conjoint abuseur menaçait, blessait ou avait tué leur animal. Et plus tristement encore, ces femmes, dans une proportion de 32% ont affirmé que un ou plusieurs de leurs enfants témoins de ces sévices a ou ont aussi commis un acte de violence envers les animaux... L’agent spécial Allan Brantley du FBI a déclaré récemment : « Prendre au sérieux la cruauté envers les animaux présente l’opportunité d’intervenir plus rapidement dans les cas de violence conjugale et avec les individus violents. Nous pouvons sans contredit affirmer que la cruauté envers les animaux et la cruauté envers les humains sont étroitement liées. »
 
Un important dossier, The links between animal abuse and family violence, as reported by women entering shelters in Calgary communities, de Sue C. McIntosh, est particulièrement éloquent sur le sujet et nous vous invitons à le consulter :
http://canadianveterinarians.net/pdfs/McIntoshCalgarystudy.pdf .
L’Association canadienne des médecins vétérinaires, dans son communiqué de Septembre 2006 à l’intention de ses membres, a bien compris les enjeux et répercussions de la violence domestique : 
 
Bien-être des animaux - Reconnaissant le rôle vital des vétérinaires pour la protection des animaux, l’ACMV a mis au point une nouvelle section sur la violence envers les animaux sur son site Web des membres www.veterinairesaucanada.net . Cet outil fournit des renseignements sur les façons de reconnaître et de signaler les cas de violence, la collecte de preuves et le témoignage d’expert en tant que vétérinaire. 
 
Il est conçu afin d’aider les vétérinaires à comprendre les « liens » entre la violence envers les animaux, la violence envers les enfants et la violence domestique et à faciliter le rôle des vétérinaires pour bâtir des collectivités sécuritaires et humanitaires. L’ACMV travaille aussi activement pour faire modifier la loi en vue d’offrir l’immunité en matière de poursuite judiciaire pour les vétérinaires, comme c’est le cas pour les médecins et les autres professionnels de la santé. En Europe, ces faits sont aussi reconnus : Nous avons  d’ailleurs pu constater que lors de violences au sein de la famille, ce sont souvent les animaux domestiques qui en sont les premières victimes... De par le monde entier, un mouvement de connaissance initié par les psychologues, psychiatres et autres intervenants de tous les niveaux, permet aujourd’hui de mieux comprendre la situation, mais surtout d’y apporter des solutions concrètes. 
 
Et le Québec n’y échappe malheureusement pas. Bien entendu les sévices physiques sont plus visibles que les blessures psychologiques. Pourtant, l’isolement, les menaces, la privation et autres sont des abus insidieux et plus subtils. Trop souvent plus difficiles à comprendre, cerner et dénoncer, ces abus maintiennent les femmes et leurs enfants dans une absence totale de stabilité et dans une impuissance tant physique que psychologique. La gravité de ces abus confirme la torture que subissent les victimes qui semblent libres de s’en aller, mais qui sont en réalité prisonnières par crainte de représailles contre elles, leurs enfants, leurs animaux, leurs biens. 
 
Dans un document soigneusement préparé et documenté par l’Unicef, nous pouvons lire que : Violence psychologique et émotionnelle: Du fait que la violence psychologique est plus difficile à saisir dans des études quantitatives, un tableau complet des niveaux de violence les plus souterrains et les plus insidieux échappe à toute quantification. Les victimes rapportent que la violence psychologique constante, à savoir vivre dans la terreur et subir des tortures émotionnelles, est souvent plus insupportable que les brutalités  physiques, et crée un état de tension mentale.
 
Amnistie Internationale a aussi publié de récentes études et le lien pour les consulter est indiqué dans notre page Sources qui suit. Il en va de même pour Chrétiennes, la vie au féminin qui apporte réconfort et soutien aux victimes.
Répercussions
 
Un autre facteur important à considérer est les répercussions sur les enfants victimes d’abus et/ou violence. En effet, tel que plusieurs études le démontrent, les enfants pourraient aussi utiliser éventuellement ce moyen d’affirmer leur autorité...
 
Les centres de protection des animaux, les agences contre la violence domestique et celles vouées à la protection des enfants, travaillent ensemble de plus en plus, car le lien indiscutable entre l’abus envers les animaux et la violence envers les humains est particulièrement vérifiable au sein des familles aux prises avec cette forme de contrôle. L’Association canadienne des médecins vétérinaires reconnaît d’ailleurs ces abus puisque ses membres en sont fréquemment témoins dans leurs pratiques. Forcer une victime à être témoin de cruauté envers son animal est aussi un abus émotionnel. Les enfants qui blessent des animaux agissent en se référant sur les expériences vécues, ce qu’ils observent... Permettre aux enfants de comprendre que ce comportement envers les animaux est inacceptable fait également partie de la solution.
 
« Mon père criait après ma mère et nous ; il nous a forcé à laisser notre chien dehors quand nous sommes partis... Il était mort lorsque nous sommes revenus... Il me manque... »
« Mon conjoint tenait le petit animal de notre fille par une patte au dessus de la cage de l’escalier et menaçait de le laisser tomber si nous ne restions pas à la maison... »
« Papa buvait beaucoup et dans ce temps-là, il battait maman et mon chat... »
 
Abuser l’animal est l’intention de le blesser ou de le tuer ; ceci inclus, mais ne s’y limite pas, à la négligence volontaire, causer des blessures ou de la douleur ou de la détresse ou malicieusement tuer l’animal... Et en être témoin a des effets dévastateurs sur tous les autres membres de la famille qui sont ainsi abusés psychologiquement. Pour briser le cercle de la violence transmise de génération en génération, nous devons donc prendre au sérieux les répercussions qu’auront les abus sur l’animal familial par un parent violent sur le comportement futur des enfants qui en sont témoins. 
 
Et il fait partie, nous le savons tous, de notre rôle individuel, collectif et social d’intervenir pour briser ce cercle infernal. Il peut nous être difficile, si nous n’avons pas été confronté à ce mode de vie malsain, d’imaginer toute la gravité et la sévérité des répercussions sur les femmes et enfants qui en sont soit témoins  soit le craignent pour l’animal laissé au domicile. Nous pouvons vous assurer que, pour y avoir été nous-mêmes exposés personnellement, cette situation laisse des cicatrices indélébiles qui s’atténuent toutefois avec le temps, lorsque le milieu de vie est à nouveau sain et sécuritaire, respectueux et serein... Voilà pourquoi, nous insistons : il est essentiel que l’animal puisse lui aussi être libéré. L’abus des enfants, adultes vulnérables ou animaux, aura des effets dévastateurs sur les victimes, leurs familles et la société dont nous faisons tous partie. Des actions concrètes et basées sur la connaissance des liens précédemment expliqués rendront possible d’intervenir plus rapidement pour détecter et prévenir d’avantage d’abus sur les victimes. 
 
Il est essentiel que les centres d’hébergement, de transition, corps policiers, vétérinaires et autres intervenants tels médecins, infirmières ainsi que l’ AnimEscale travaillions ensemble. Voici un rapport d’incident, somme toute courant... et tel que rapporté dans le suivant extrait, d’une parution dans le Ottawa Sun, en date du 25 juin 2007 : 
 
Cat beaten to death, dad charged
Daughter tells police her pregnant feline killed with tire iron
A North Gower dad faces animal cruelty charged after beating his daughter’s pregnant cat to death with a tire iron. The Ottawa Humane Society charged Frank Carwardine last Wednesday after the his daughter told Ottawa police of the incident. The daughter told police, during a domestic dispute call, that her father picked up the year old brown tabby and began to strike it many times with a tire iron until it died.
OHS investigators attempted to recover both the cat and weapon on June 7 but were unable. However, Carwardine allegedly admitted to killing the animal. They returned the next day and exhumed the body of the cat and an examination discovered the cat was pregnant with four kittens. Carwardine was charged with the offence of killing an animal but, according to the OHS, the charges may be serious but the penalties are not.
Nous devons intervenir, tous et chacun, à la mesure de notre expertise et de nos capacités respectives. Et la participation de l’ AnimEscale à une meilleure et sécuritaire collectivité sera la plus valable rétribution de son implication et de son dévouement, tant envers les animaux qu’envers les membres de la famille qui l’affectionnent. Toutefois, nous insistons sur le fait que nous n’intervenons jamais dans la démarche personnelle de la victime en période de reprise de contrôle ou dans celle qui impliquera ses enfants. Notre rôle en est un de soutien envers les animaux qu’ils chérissent et non d’intervention envers les personnes, à ce niveau de la problématique de violence conjugale et/ou familiale.
 
Tout au plus, informerons-nous l’intervenant(e) assigné(e) à l’accompagnement, d’observations et non d’impressions quant au comportement des membres de la famille envers l’animal domestique.
Je vous en conjure, choisissez de ne plus être victime de violence... Vous avez le droit à la dignité et au respect...
Au Québec, 16 458 crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal ont été rapportés à la police en 2003. Ces crimes ont fait 13 840 victimes féminines (84 %) 
Au Canada, en 2002, 34 107 victimes de crimes conjugaux ont signalé la violence subie à un sous-ensemble de 94 services de police. Parmi les victimes, on comptait 28 953 femmes (85 %) 
La violence faite aux femmes coûte annuellement un minimum de 4,2 milliards de dollars à la société canadienne en services sociaux, en formation, en justice pénale, en travail, en emploi, en santé et en frais médicaux (estimation datant de 1995). Au moins la moitié de cette somme serait attribuable à la violence conjugale. 
Au Québec, comme la population représente environ un quart (25 %) de la population nationale, les coûts associés à la violence conjugale peuvent être évalués à plus de 500 millions de dollars par année. 
2004: Presque le quart (22 %) des victimes de violence conjugale n'avaient parlé à personne de la violence avant d'en faire part à l'intervieweur au téléphone pour l'enquête. 

Soixante-treize pour cent (73 %) s'étaient confiées au sujet de la violence à une source d'aide non officielle (prêtre, avocat, médecin, infirmière, proche) et 34 % s'étaient adressées à un organisme d'aide structuré (centre communautaire, centre de crise, ligne d'écoute, service assuré par la police ou les tribunaux, maison d'hébergement). Source : ESG 2004 

Vingt-huit pour cent (28 %) des Canadiens et Canadiennes ayant été victimes de violence conjugale entre 1999 et 2004 ont déclaré la violence à la police. Source : ESG 2004 

Parmi les victimes ayant signalé l'incident à la police, 61 % avaient subi plus d'un incident violent avant que la police en soit informée; près de 50 % avaient subi plus de 10 incidents violents
En 2003, il y a eu au Québec 20 victimes d'homicide conjugale (16 femmes et 4 hommes) 
Source : DUC 2 

Entre 2000 et 2003, la moyenne annuelle provinciale de victimes d'homicides entre conjoints est de 15,3 femmes et de 2,5 hommes. Source : EH 

En 2004, les homicides entre conjoints ont fait 74 victimes au Canada (62 femmes et 12 hommes)
Il m'a offert des fleurs aujourd'hui, hier il m'avait bousculée. C'est un peu de ma faute...
 
La nuit dernière, il m'a frappée car je l'avais irrité... 
Mais aujourd'hui il m'a offert un bouquet de fleurs... Je ne le ferai plus...
 
Ce matin, il m'a battue: mon âme a mal  et mon corps tout autant... 
Elles sont si belles les fleurs qu'il m'a offertes... Il doit regretter...
 
Aujourd'hui, il m'a offert une couronne de fleurs... 
C'est le jour de mes funérailles...
Combien y a t'il de chiens et chats au Québec???

22 février 2008 - Selon un sondage réalisé en janvier dernier 
par la firme Léger Marketing1 pour le compte de l’Académie de 
médecine vétérinaire du Québec2 en association avec CDMV3 
et Hill’s Pet nutrition, le nombre d’animaux de compagnie au 
Québec et en particulier les chats, a sensiblement augmenté 
au cours des dernières années.  Malgré cette hausse de popularité,  il y a un revers  
à la médaille puisqu’à 750 000 occasions, en 2007, les Québécois se sont quand même départis 
volontairement ou non de leurs chats et de leurs chiens. 
 
En fait, que ce soit pour des problèmes de santé, de vieillissement, de mauvais comportement, de contrainte règlementaire, d’allergie, de manque d’espace ou d’argent, les Québécois ont donné, vendu, fait euthanasier ou perdu un chat à quelque 491 000 occasions et un chien à 261 000 reprises. Somme toute, les Québécois se sont départis de 25 % de tous les chats ou chatons qu’ils ont logés au cours de 2007 et de 23 % de tous les chiens et chiots qu’ils ont possédés. Un roulement d’animaux qui a de quoi laisser perplexe!
 
Même si à chaque sondage, la hausse du pourcentage de chats par foyer est statistiquement peu significative, il n’en reste pas moins qu’au cours de la dernière décennie, le chat a continué à gagner en popularité au Québec. En effet, en 1995, on retrouvait au moins un chat dans 23,2 % des foyers québécois comparativement à 29 % en 2008. C’est ainsi qu’en tenant compte du nombre estimé de foyers québécois et du fait que les propriétaires de chats ont en moyenne 1,57 chat, nous arrivons au nombre approximatif de 1 452 000 chats au Québec. À noter que ce chiffre ne tient pas compte des chats errants ou vivant temporairement dans les boutiques d’animaux ou les refuges.
 
En contrepartie, le nombre de chiens au Québec est beaucoup moins important, ceux-ci étant présents dans seulement 23 % des foyers. En tenant compte que ceux qui possèdent des chiens en ont en moyenne 1,2 par foyer, on estime que la population approximative de chiens se situerait à 880 000 pour l’ensemble du Québec.
 
Parmi les nombreuses autres informations disponibles, il est intéressant de souligner que ce sont les 35-44 ans qui hébergent le plus de chats avec 40 % des logements ou maisons. En contrepartie, les 18-24 ans et les plus de 65 ans ont le moins de chats avec seulement 9 %. Au niveau de l’occupation, ce sont les employés de bureau et de services qui se portent acquéreurs le plus souvent d’un chat avec 32 % et les retraités qui en ont le moins avec 22 %. Et c’est en milieu urbain que l’on retrouve le plus de foyers avec des chats, soit 33 % pour le Grand Montréal et 34 % pour le Grand Québec. Dans le reste de la province, ce chiffre tombe à 24 %.
 
En ce qui concerne les chiens, c’est dans la tranche d’âge 45-54 ans que l’on retrouve la plus importante proportion de propriétaires de chien avec 32 %. De même, l’est de la province se démarque avec le plus fort pourcentage de foyers abritant un chien, soit 35 %. En ce qui a trait à la scolarité, on remarque que ce sont ceux qui ont terminé des études universitaires qui en détiennent le moins avec seulement 15 %, comparativement à 29 % de ceux qui n’ont complété qu’un niveau primaire ou secondaire. Au niveau de l’occupation, les étudiants possèdent moins de chiens avec 11 % et ceux restant à la maison en ont le plus avec 45 %.
 
Le sondage révèle par ailleurs que la méthode la plus fréquente d’acquérir un chat reste encore de l’obtenir d'une portée de sa propre chatte ou de celle d'une connaissance et ce, dans 37 % des cas. En deuxième position, on retrouve l’achat en animalerie avec 15 %, suivi d’une société protectrice des animaux (SPA, SPCA) à 12 % et de petites annonces dans les journaux, sur les babillards ou Internet avec le même pourcentage. Seulement 3 % proviennent d’éleveurs.
 
Chez les chiens, le portrait diffère légèrement puisqu’on note que les Québécois se procurent leur chien principalement d’éleveurs et ce, dans 27 % des cas. En deuxième position, avec 21 %, ils choisiront un chiot provenant d’une portée de leur propre chienne ou de celle d’une connaissance. Par la suite, 11 % opteront pour les petites annonces dans les journaux, sur les babillards ou Internet. Si 6 % ont choisi une Société protectrice des animaux (SPA, SPCA), en contrepartie 5 % ont acheté dans une boutique d'animaux ou dans une société agissant comme fourrière municipale.

Le présent rapport fait état des résultats d’un sondage réalisé par Léger Marketing pour le compte de l’AMVQ (Association de médecine vétérinaire du Québec) en collaboration avec le CDMV inc. et Hill’s Pet nutrition. Dans l’ensemble, 1 001 personnes ont été interrogées entre le 18 et le 23 janvier 2008. À l’aide des données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon l’âge, le sexe, la région et la langue maternelle afin que l’échantillon soit représentatif de la population québécoise. La marge d’erreur pour 1 001 répondants est de ± 3,1 %, 19 fois sur 20. «les extrapolations présentées dans ce rapport ont été effectuées à partir du nombre de foyers au Québec rapportés par Statistique Canada selon le recensement de 2006 (3 189 345 foyers).
 
L’AMVQ (Académie de médecine vétérinaire du Québec inc.) est une association à but non lucratif qui existe depuis 58 ans et qui regroupe plus de 700 médecins vétérinaires québécois pratiquant dans le domaine des animaux de compagnie au Québec. Pour information : www.amvq.qc.ca

SOURCE: 
http://www.veterinet.net/
SOURCE: http://www.veterinet.net/
Arrête!  Tu me fais mal! - Extrait de "La violence domestique, 60 questions, 59 réponses"
Auteur: 
Daniel WELZER-LANG
• Les violences contre les animaux et/ou les objets: En plus d'être des violences injustifiées en elles-mêmes, les atteintes aux animaux domestiques ou aux objets sont souvent recherchées pour faire peur en s'attaquant à des êtres ou des objets qui ont une valeur affective pour l'autre. Ceux-ci seront brisés, détruits ou enlevés (par exemple un chien ou un chat), mais ils peuvent aussi être cruellement assassinés. Parfois, le bris d'objets concerne les portes, les tables, les chaises... La valeur affective n'est pas forcément considérable mais ces objets appartiennent à l'univers familier de la victime. Celle-ci est alors insécurisée de voir modifier son univers de manière brutale. Certaines personnes peuvent assister à la destruction d'une porte à coups de pied comme une symbolique de leur propre destruction.
Docteur Daniel WELZER-LANG:
Il est titulaire d’un doctorat de sociologie et sciences sociales et d’une habilitation à diriger des recherches, est Professeur de sociologie, études du genre, à l'Institut de sciences sociales Raymond-Ledrut (Département de sociologie) – Université Toulouse-le Mirail, et membre du Centre d'études des rationalités et des savoirs (Cers), CIRUS (UMR 5193 du CNRS), Université de Toulouse-le Mirail depuis 2003.
Trop tristement, si ces femmes acceptent de continuer à subir, c’est pour plusieurs motifs : les enfants ont besoin d’un père, les menaces de violence et de mort si elles quittent, les menaces de représailles sur l’animal familier que les enfants et leur mère aiment, menaces d’enlèvement d’un membre de la famille, etc. Toutes ces menaces doivent être prises au sérieux. Selon le Centre national d’information sur la violence conjugale, 60% des homicides commis au Canada sur des femmes sont perpétrés par des intimes des victimes. Le danger est extrême lorsqu’une femme décide de quitter le foyer, ou encore informe le conjoint que la relation est terminée. 
Notre contribution
Plusieurs ressources existent déjà pour les victimes elles-mêmes. Voici donc que l’ AnimEscale se joint aux intervenants qui soutiennent les familles en transition, en prenant en charge l’animal domestique le temps de leur rétablissement. Organisme sans but lucratif, nous soutiendrons ces familles de par notre présence rassurante et bienveillante, discrète et pourtant combien nécessaire auprès de ce compagnon, membre de la famille à part entière. Notre rôle, face à la violence familiale est primordial car il ne doit pas être considéré un droit qui accorde tous les pouvoirs sur lui, le fait d'être "propriétaire" d'un animal de compagnie... Ce devrait être un privilège révocable que de pouvoir en être le gardien... et toute personne indigne devrait en être privée irréversiblement... L’ AnimEscale favorise, au cours de la période d’hébergement des animaux domestiques, des rencontres épisodiques entre l’animal et les membres de la famille en transition afin que, tant la personne adulte que les enfants, puissent constater que le respect et la dignité sont nécessaires à tous, y compris leur animal de compagnie. De plus, lors de ces rencontres, nous serons à même d’évaluer le comportement des enfants envers leur animal et de faire part de toute inquiétude et/ou anomalie aux intervenantes sociales du centre d’hébergement et/ou de transition afin que les mesures préventives et correctives soient apportées pour soutenir les enfants agressifs ou violents avec diligence. Nous les guiderons également vers la compréhension de ce qu'un animal peut ressentir: peur, douleur, angoisse, etc.
Faire un don maintenant par CanadaHelps.org!
"J'ai voté pour alourdir les peines pour maltraitance d'animaux, et également pour qu'on y incorpore un suivi psychologique. La violence  envers les animaux est inacceptable, mais surtout elle reflète la violence que l'on peut avoir envers les autres, comme la violence domestique par exemple. En tant que président, je veillerai à ce que les crimes envers les animaux soient considérés avec le plus grand sérieux".
BARACK OBAMA, 44ème PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS
SOURCE: Associated Press
"I've repeatedly voted to increase penalties for animal cruelty and violence and, importantly, to require psychological counseling for those who engage in this behavior as part of the punishment. In addition to being unacceptable in its own stead, violence towards animals is linked with violent behavior in general, especially domestic violence, and we need to acknowledge this connection and work to treat it. Strong penalties are important and I support them, but we know that incarceration alone can't solve all our problems. As president, I'd continue to make sure that we treat animal cruelty like the serious crime it is and address its connection to broader patterns of violence."
MR. BARACK OBAMA, PRESIDENT, USA
http://www.catanna.com/obama-animal-welfare.htm 
La violence faite aux femmes… C’EST ASSEZ !              
Comuniqué de la Fédération des femmes du Québec
Source: http://www.ffq.qc.ca/
 
En 2008, la violence frappe encore chaque jour des milliers de femmes au Québec. Ici, comme partout dans le monde, des femmes vivent quotidiennement avec la violence et la peur. Des femmes et des filles sont harcelées, agressées, battues, même tuées… dans une ruelle, dans leur foyer, derrière les murs d'une maison, au sein d'une famille apparemment unie, au-dessus d'un berceau, au travail... L’agresseur est souvent un proche, c’est un père, un grand-père ou un conjoint, parfois un client ou un patron. La menace d'être violentée, harcelée ou agressée sexuellement plane sur toutes les femmes parce qu'elles sont des femmes. La violence s’exprime dans des rapports malheureusement encore inégaux et par les personnes en situation de pouvoir ou qui se l’approprient. Les manifestations de la violence sont souvent insidieuses, parfois très brutales, mais peu importe leur forme, elles font toujours mal.
 
La violence frappe chaque jour. Ainsi cette année (2008),  les maisons d’hébergement  ont reçu 87 000 demandes d’aide et ont accueilli plus de 8 000 femmes et 5 000 enfants; près de 8000 demandes ont été adressées aux Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuels (CALACS) ; plus de 16 000 femmes frappaient à la porte d’un centre de femmes pour cause de violence; plus de 21 000 femmes en détresse ou proches désirant leur venir en aide téléphonaient à la ligne S.O.S. violence conjugale. Sans compter toutes celles qui encaissaient les coups en silence…
 
Que faire ? Nous savons que le silence tue et que les slogans seuls ne protègent ni ne ressuscitent personne. Nous savons qu’il faut faire plus, passer de la conscience à l’action. Nous croyons fermement qu’il est possible de mettre un terme à la violence envers les femmes. Nous défendons le droit à l’intégrité et à la dignité de chacune. Nous croyons qu’un monde sans violence est possible. 
 
Nous interpellons les candidates et les candidats de la présente campagne électorale pour qu’ils et elles s’engagent à faire plus pour contrer la violence envers les femmes. Le gouvernement du Québec peut et doit agir ! Les ressources sont insuffisantes et inadaptées pour répondre à toutes les demandes d’aide, particulièrement pour les femmes autochtones et pour celles vivant avec un handicap. Nous déplorons également le manque de ressources en matière d’agression sexuelle. Nous réclamons le financement des ressources de prévention et d’aide. Trop de femmes violentées se voient refuser l’aide dont elles ont besoin ! Nous exigeons immédiatement une vaste campagne d’éducation étalée sur 10 ans abordant les causes, les formes et les solutions pour mettre un terme à toutes les formes de violence envers les femmes.
 
Nous interpellons aussi nos concitoyennes et concitoyens et leur demandons d’être présents, de refuser la violence, de partager avec nous le devoir de vigilance. Les groupes qui viennent en aide aux femmes violentées ne pourront jamais à eux seuls suffire à la tâche. Ensemble, femmes et hommes, agissons, brisons le mur du silence !  
 
En signant cette déclaration, nous nous engageons dans l’action. Joignez-vous à nous ! Du 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, au 6 décembre, Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, portons le ruban blanc en signe de notre solidarité.
 
Cette déclaration est endossée par 180 groupes et 250 personnes. 
 
À télécharger :

* Fiche de renseignements : 
Statistiques canadiennes sur la violence faite aux femmes (document pdf à télécharger produit par Condition féminine Canada) 
 

Sur le site de Condition féminine Canada :
* Présentation de la JOURNÉE NATIONALE DE COMMÉMORATION ET D'ACTION CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES :
http://www.cfc-swc.gc.ca/dates/dec6/index_f.html

Quelques groupes nationaux luttant contre la violence envers les femmes:
* Aministie Internationale: 
http://amnistie.ca/
 
* AFEAS (Association féminine d'éducation et d'action sociale): http://afeas.qc.ca/
 
* Coalition pour le contrôle des armes à feu http://www.guncontrol.ca/francais/accueil.htm
 
* Fédération des ressources d'hébergement pour femmes violentées ou en difficulté du Québec:
http://www.fede.qc.ca/
 
* L'R des centres de femmes (regroupement): http://rcentres.qc.ca/
 
* Regroupement des CALACS (Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) : http://www.rqcalacs.qc.ca/ 
 
* Regroupement provincial des maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale http://www.maisons-femmes.qc.ca/
 
* Réseau d'Action des Femme Handicapées du Canada http://www.dawncanada.net/
Au Canada, 51% des femmes ont été victimes d’au moins un acte de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 16 ans... 

Une ou deux femmes sont tuées par un partenaire ou un ex-partenaire chaque semaine au Canada...
 
Chaque année, au Canada, jusqu’à 360 000 enfants sont témoins d’actes de violence à la maison...

61% des adultes au Canada disent connaître personnellement au moins une femme qui a été victime de violence physique ou sexuelle...
 
SOURCE: http://www.alabridelatempete.ca/index.html
 
Dessin d'un petit garçon de 9 ans, représentant sa mère et lui-même en pleurs, un père en colère et un petit oiseau blessé...

Drawing by 9-year old boy. (Courtesy of the Center for Women and Children in Crisis, Inc., Provo, Utah)
Dr. Phil, lors d'une émission consacrée au fléau de la violence au sein des familles a cité cette statistique: Une femme sur quatre en Amérique du nord est victime d'une forme d'abus au sein du couple... http://www.drphil.com/shows/show/1249
Halle Barry a affirmé avoir vécu dans la honte et le silence le fait que son père abusait de sa mère et de sa soeur...
http://extratv.warnerbros.com/2007/10/halle_berry_2.php
La victime de violence conjugale établit un lien "traumatique avec l'agresseur, 
e demandant toujours si elle recevra une caresse ou un coup...
Dr. Phil, 20 mars 2009
1,3 millions d'enfants sont abusés en Amérique du Nord chaque année... 
60% des enfants nord-américains sont victimes d'abus d'un parent inadéquat... 
Dr. Phil, 20 mars 2009
Agir aujourd'hui 
pour que demain soit meilleur...
Lors de son allocution au cours du colloque La violence conjugale, sortir de l'ombre, le 2 avril 2009, Monsieur Laurent Marcoux (Directeur de la Direction de la santé publique et de l'Agence de la Santé et des Services Sociaux de Lanaudière) citait ces statistiques:
 
Pour la seule région de Lanaudière, les cas rapportés en 2006-2007:
 
938 infractions en violence conjugale ont été  enregistrées (seulement 28% seraient signalées...)
De ce nombre: 3 meurtres, 27 agressions graves, 622 voies de faits, 30 enlèvements, 160 menaces
 
Les victimes étaient âgées de 18 à 49 ans, le plus souvent des femmes
 
On estime donc pour cette période qu'il y aurait eu 3350 victimes, dont 61% avaient subi plus d'un événement avant de les signaler et 50% ont subi plus de 10 événements avant de les signaler...
 
 
Lors de la même rencontre, un intervenant M. Horst, de Parent-Aise, et Joël de CAHO (Centre d'Aide pour HOmmes Lanaudière) affirmaient que des hommes qui suivent une thérapie de 26 semaines (volontairement ou par obligation légale), 75% terminent le programme et que le taux de récidive semble assez faible pour les 3 ou 4 années suivantes. Peu de statistiques sont disponibles à long terme.
Selon l'organisme Adoslaviolence.orgun couple d'adolescents sur 5 (entre 12 et 17 ans), vit des problèmes de violence amoureuse dans le couple: jalousie, contrôle, banalisation, harcèlement, menaces, coups...
Selon Statistique Canada, une femme sur quatre a été victime de la violence d'un conjoint à un moment ou un autre de sa vie et parmi elles, une sur dix a craint pour sa vie...
Le cycle de la violence:
 
1. TENSION
L'agresseur a des excès de colère, menace l'autre personne du regard, fait peser de lourds silences.
La victime se sent inquiète, tente d'améliorer le climet, fait attention à ses propres gestes et paroles.
 
2. AGRESSION
L'agresseur violente l'autre personne sur les plans verbal, psychologique, physique, sexuel et/ou économique.
La victime se sent humiliée, triste, et a le sentiment que la situation est injuste.
 
3. JUSTIFICATION
L'agresseur trouve des excuses pour justifier son comportement.
La victime tente de comprendre, doute de ses propres perceptions, se sent responsable.
 
4. RÉCONCILIATION
L'agresseur demande pardon, offre un cadeau, parle de thérapie ou de suicide.
La victime lui donne une... autre.... chance, apporte son aide, constate et loue les efforts, change ses propres habitudes.
 
Et puis, tout recommencera...
Des dizaines de recherches démontrent qu'il y aurait presque autant d'hommes battus physiquement que de femmes. La violence du conjoint ou d'un ex-conjoint atteint un homme sur 24 et une femme sur 19... 
Selon l'Institut de la statistique du Québec
Parce que la violence les blesse aussi...
STATISTIQUES
Les statistiques de la Mission AnimEscale

Nous avons ouvert nos coeurs et notre porte le 14 février 2008, pour nous mettre au service des familles en accueillant temporairement et bénévolement leurs animaux familiers.

Voici donc un condensé des principales statistiques concernant notre mission, même si d'office nous ne travaillons pas avec des chiffres mais bien avec des personnes et des petits êtres sentiants...

Refus d'admission


2008

Divers









Refus chiens






Refus chats




2009

Divers









Refus chiens   





  




Refus chats









1 rat – abandon et adoption
2 dobermans en abandon et adoptés
2 boxers en abandon et pris par Boxer Rescue
1 Border collie en abandon et adopté
1 dogue de Bordeaux en abandon et demeure AnimEscale
1 furet en abandon et adopté
1 hérisson en abandon et adopté
2 lapins en abandon et adoptés
1 tortue en abandon et confiée refuge St-Eustache
1 Pitbull abandon et placé en refuge spécialisé
2 lézards (2 pieds) sans aquarium, faute de fonds
1 chat retrouvé décapité
2 chats disparus
1 chien Pug disparu
1 chatte disparue
12 chiens, et ceux-ci non inclus dans ce nombre:
1 chienne Shitzu en chaleur
1 chiot Boxer blessé (fractures - euthanasié...)
1 berger australien
1 berger allemand
Nous avons l'espace, nous avons l'affection mais faute de fonds, nous devons, bien tristement, refuser plusieurs demandes d'hébergement, essentiellement parce que nous n'avons plus les ressources monétaires pour assumer les frais vétérinaires (vaccinations, stérilisations, blessures).

Merci de donner généreusement afin que nous n'entendions plus les pleurs des enfants...
17 refus et ceux-ci non inclus dans ce nombre:
1 chat – distance (Haut-Richelieu)
1 chat (dame est allée vivre dans la rue)
3 chatons
25 et ceux-ci non inclus dans ce nombre:
1 Shitzu avec blessures graves aux oreilles (suspendu...)
1 berger allemand bébé et blessé
1 pinscher nain blessé (plaies)
1 Terre-Neuve
1 Boston Terrier – distance – Trois-Rivières
1 Pug abandon à fourrière Inspecteur Canin...
1 caniche royal abandon par la dame à un refuge
1 Schnauzer nain
32 et ceux-ci non inclus dans ce nombre :
1 chat – distance (Haut-Richelieu)
1 chat (dame est allée vivre dans la rue)
3 chatons
1 chatte gestante (enceinte)
1 mère et 4 petits
1 chat – distance (Beauce)
4 chatons abandon et envoyés en refuge
6 chats adultes en abandon et envoyés en refuge
2 chatons en abandon et envoyés en refuge
HÉBERGEMENTS
 
2008
 
Chiens
Chats
Oiseaux
Lapins
Poissons
Tortue
Souris
 
Placements (familles d'accueil)
 
Chiens            
Chats
Autres            
 
 
2009
 
Chiens            
Chats  
Oiseaux  
Lapins       
Tortue
Hérisson
 
Placements (familles d'accueil)
 
Chiens            
Chats             
Autres            
1
1
0
ACCEPTÉS MAIS DISPARITIONS OU MORTS avant que nous puissions les secourir ( Du 14 février 2008 au 20 novembre 2009 )

Chiens 3 (disparitions)
Chats  4 (décapité, noyé, 2 disparitions)
Lapins 1 (disparition)

7
26
5
4
2
1
1
7
22
3
1
1
1
2
2
0
Le coût moyen d'un hébergement 

Voici le coût moyen de nos frais pour l'hébergement quotidien des animaux, selon la taille et l'espèce (pour la nourriture sèche, gâteries, légumes et fruits, biscuits maison, la litière, le chauffage ou la climatisation, les jouets, les lits et couvertures, l'entretien, le toilettage et soins divers. Ces chiffres n'incluent pas les soins vétérinaires pour les stérilisations et vaccinations...

pour un petit chien:        environ 2,00$
pour un chien moyen:     environ 3,00$
pour un grand chien:      environ 4,00$

pour un chat:                environ 2,00$
pour un oiseau:             environ 1,00$
pour un lapin:               environ 3,00$
pour un reptile:             environ 2,00$

2008
Revenus (*)
Dépenses
Différence (déficit)
Les données financières
11 351, 77$
18 799,98$ *
2009
Total
30 151,75$
(*) Incluant les dons en matériel ( 2008:  2 670$  et  2009:  5 130$ )
* Incluant vente ANIbisous (655$) et kiosques de la journée AnimAction (420$)
   ainsi que les présences bénévoles des artistes et personnalités ( 3 500$)
29 305,07$
26 439,50$*
55 654,57$
( 17 953,30$ )
( 7 639,52$ )*
( 25 502,82 $ )
Un abuseur ne perd pas le contrôle quand il frappe... Il le prend!
Nicole Messier